« Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux. »
Charles Baudelaire _ La Mort des amants Les Fleurs du Mal
Parfois, le temps, sans mégarde, frappe les fils des heures pour les réduire en quelque seconde magique. Grand maître de mes jeux les plus mesquins, je n'avais jamais pensé qu'il serait aussi fastidieux que de réaliser les jours qui s'écoulent sans interruption ; il me semble que je n'ai vécu qu'en arrêt, arrêt d'image, arrêt de vie. Composés de clichés virtuels couleurs de braises et de moment de complicité dans des bras familiers, toutes les soirées passées sous un ciel noir et froid ne sont plus que de simples détails dans ce monde chaotique. Sur les lignes de ma main, je grave au fer rouge mes plus précieux instants à jamais ; jusqu'à en faire brûler ma peau. Jusqu'à en faire fondre mes os.
Emmitouflée dans de futiles obsessions que le monde ne résolut pas, j'abandonne tout et me laisse porter par les évènements, n'attendant rien, n'envisageant rien si ce n'est d'aimer l'être aimé, de rire avec le vent, et de sourire. Sourire sincère, inavoué ou nargueur, qu'importe. Au final, je ne souhaite retrouver que les bras chaleureux de mon homme et aspirer le temps dévêtu pour qu'il stoppe définitivement sa course. Derrière les notes d'un Nocturne de Chopin, je découvre la vie sous son autre aspect : elle, pourtant amère et cruelle il y a quelque mois, en est devenue belle et sereine. Elle a un goût de rêve éveillé lorsque, venu de nulle part, j'aperçois sa silhouette se dessiner sur la surface lisse du piano. Par la même occasion, la ville illuminée me fait oublier mes anciennes rayures de coeur, comme si ces dernières, aveuglées, s'enfuyaient de trop de lumière sous les scintillements des guirlandes. Main dans la main, les lèvres liées par un baiser, ainsi que les yeux presque éclatants, je fige le monde d'un simple regard.
La renaissance me semble si proche, si magnifique, si palpable que j'ai envie d'étaler un sourire aussi grand que l'univers sur mes lèvres et d'ouvrir les yeux, en ayant la certitude de sa présence, toute proche. Et puisque le lyrisme n'est donné qu'aux grands poètes, les mots se tracent d'eux-mêmes. Cet homme remplace à la perfection le soleil de ma montagne chérie, lorsque monotone, elle secoue les feuillages légèrement humides des arbres tout en foulant ses innombrables chemins aux odeurs de tiare. Brisés au souffle d'un soupir, entre deux silences, corps contre corps et en osmose divine avec les secondes gelées, un unique jeu de regard permet au monde de raviver la chaîne de vie et d'organiser le flux de bonheur ; dans l'incessante course du temps.
Matt Wertz _ Even the Street <3 <3 <3
Damien Saez _ Police <3 <3 <3
Je ne sais pas vous, mais j'ai envie de croire que le Père Noël vit dans les Alpes et non au pôle nord.
(Comment ça je suis complètement à l'ouest?)
Bon. Voyez. Le merdier n'en était pas un.
Honey<3 Les filles<3 Paris<3
[ Perhaps I'll leave you in Colorado * ]


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Commentaires
Par Cruz le 09/12/2009 à 23h50
Hey cocotte! xD
Juste pr dire que je suis passée par là...
Bisouus!
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